Découvrir les études

Voici les projets scientifiques les plus récents qui ont pris place au sein du Delphinarium.

 

Est-ce que les otaries comprennent si leurs soigneurs sont attentifs à ce qu’elles font ?

Les chiens, chevaux, gorilles, orangs-outans et des perroquets gris du Gabon comprennent si les humains leur prêtent attention ou pas.

Une étude réalisée par une étudiante de l’université de Rennes 1 a voulu savoir si les otaries de Californie  comprenaient des signes d'attention de l'homme, et quels signes étaient pertinents pour elles. Comme les chiens, les otaries choisissent préférentiellement l’humain qui leur fait face et non celui qui leur tourne le dos. Cependant contrairement aux chiens et aux chevaux, les résultats n’ont pas permis de mettre en évidence un choix significatif lorsque l’humain présente une orientation corporelle plus ambigüe ou lorsque l’attention de l’humain est exclusivement indiquée par l’accessibilité au regard.

 

Prévenir pour guérir : le cœur des dauphins

Les mammifères aquatiques peuvent avoir des maladies cardiaques (des malformations congénitales par exemple). L’échocardiographie trans-thoracique est une technique bien établie pour les diagnostiquer.  

Le Pr Valérie Chetboul, chef de service de l’Unité de Cardiologie d’Alfort à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort, accompagnée  de son équipe et d’un étudiant en thèse de doctorat vétérinaire, ont analysé de façon non invasive la morphologie et la cinétique du cœur de quatre dauphins au Parc Astérix. Il s’agit là d’une première mondiale !

 

L’ADN des dauphins pour protéger l’espèce

Comme pour tous les êtres vivants, l'information génétique des mammifères marins est codée et stockée dans les cellules sous forme d'ADN. Grâce à l’ADN il est possible d'identifier des individus et de connaître leurs liens familiaux par exemple. Ce type de recherche est extrêmement important pour la sauvegarde et la conservation des mammifères marins. Mais c’est techniquement compliqué de prélever de l’ADN en milieu naturel !

Les dauphins du Parc Astérix ont donné leur ADN de manière non-invasive: par exemple, les soigneurs ont doucement gratté leur peau à l’aide d’un morceau de gaze.

C’est le Laboratoire de Biologie et Génétique des Mammifères Marins dans leur Environnement (BioGeMME)  à Brest qui a réalisé les analyses.

 

 

Bien-être des dauphins

Depuis Septembre 2014, une doctorante anglaise (bourse CIFRE) inscrite dans le laboratoire LEEC de l’Université de Paris 13 (site web : http://leec.univ-paris13.fr/new/index.html)  développe des indicateurs objectifs de bien-être pour ces animaux.

Ce travail s’inscrit dans une démarche globale respectueuse des animaux mise en place au delphinarium du Parc Astérix.

Cette étudiante récolte quotidiennement plusieurs types de données sur les dauphins du Delphinarium. 

Les premiers résultats de ce travail novateur et unique seront mis en ligne prochainement.

 

Comportement et acoustique des grands dauphins

Depuis Septembre 2014, un travail collaboratif avec le CNRS a été entrepris par une doctorante d’origine colombienne. Sa thèse vise à décrire la communication sociale des grands dauphins en parcs animaliers et en milieu naturel. C’est aussi l’occasion de tester des innovations technologiques et d’inclure de nouvelles compétences (ingénieur en traitement du signal).

Prenez connaissance de ses premières conclusions 

Les dauphins n’ouvrent pas la gueule quand ils produisent des sons. Il est donc très difficile de repérer quel est l’animal qui émet des signaux acoustiques dans un groupe de dauphins.


Spectrogramme d’un sifflement de dauphin