Thèse sur le bien-être des Grands dauphins

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Les dauphins semblent sourire tout le temps, mais comment peut-on savoir s’ils sont réellement heureux?

Le Parc Astérix a décidé de se saisir de cette importante question. Et pour la première fois au monde, un projet de thèse visant à étudier la qualité de vie des dauphins du delphinarium du Parc Astérix a débuté il y a trois ans. Nous souhaitons aujourd’hui partager les résultats avec vous.

De manière générale, la science ne connaît que peu de choses sur le bonheur chez les animaux car cela implique notamment d’étudier leurs émotions. Pour débuter ce projet, la doctorante Isabella Clegg a fait une grande revue de la littérature et des moyens qu’il serait possible d’utiliser pour évaluer le bien-être des Grands dauphins (Tursiops truncatus).  Suite à ce premier travail, l’équipe du Delphinarium du Parc Astérix a entrepris d’observer et de mesurer le comportement des dauphins au cours des journées en collaboration avec les delphinariums de Planète Sauvage et d’Harderwijk.

Dans l’étape suivante, voulant en connaître plus sur les émotions des dauphins, nous avons adapté l’un des tests les plus importants pour mesurer le bien-être animal : l’évaluation des « biais cognitifs ». En d’autres termes ce test revient à « évaluer si un animal est plutôt optimiste ou pessimiste », l’idée sous-jacente est que les animaux optimistes sont ceux qui ont un bon état de bien-être. Pour ce test, l’équipe des soigneurs du Parc Astérix a appris aux dauphins une tâche précise au cours de laquelle ils ont pu exprimer leur choix dans un contexte spécifique. Pour la première fois au monde, des dauphins ont passé ce test avec succès ! Et les résultats montrent que les animaux qui nagent de manière synchronisée avec leurs congénères sont ceux qui montrent des états positifs de bien-être.

Enfin, pour terminer sa thèse, Isabella Clegg a réalisé une étude au cours de laquelle elle a demandé aux dauphins leurs préférences pour des événements différents, en observant leur comportement anticipatoire. Les résultats montrent que les dauphins attendent avec plus d’impatience les interactions avec les soigneurs animaliers que celles avec des "jouets". Et cela en dehors de tout contexte alimentaire !

Bien sûr d’autres études doivent être menées sur d’autres paramètres, notamment  sur la nage synchronisée et les biais cognitifs. Et comme le projet conduit par l’équipe du delphinarium du Parc Astérix, d’autres travaux de recherche pluridisciplinaires internationaux sont nécessaires pour améliorer notre compréhension de ces animaux afin de répondre de manière pertinente à leurs besoins.

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